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Le blog-hommage aux acteurs et réalisateurs qui viennent de quitter la planète-cinéma. A consulter d'urgence:

CLAPS DE FIN

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Dimanche 27 mai 2012 7 27 /05 /Mai /2012 15:44

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POUR PÂQUES OU À LA TRINITA

Titre original: Il Vangelo secondo Simone e Matteo

 

Un film italien de Giuliano CARNIMEO (1975)

 

Avec: Paul L. Smith, Michael Coby, Dominic Barto, Jacques Herlin

 

"Jeu de mots !", aurait dit feu Maître Capello avec ce titre de film qui fait référence à l'expression un peu tombée en désuétude "A Pâques ou à la Trinité". Evidemment, il est inutile de chercher dans le Film d'aujourd'hui le personnage de Trinita, immortalisé par Terence Hill dans On l'appelle Trinita (E.B. Clucher, 1970) et On continue à l'appeler Trinita (E.B. Clucher, 1971). En mettant Trinita à toutes les sauces, les distributeurs français de westerns-spaghettis, nous l'avons déjà dit, espéraient attirer les foules en masse et profiter du phénoménal succès remporté en salles par les deux films précités (voir Même à l'ombre, le soleil leur a tapé sur la tête).

http://asso.machiavelli.free.fr/Site_francais/Culture_Italienne/Cinema/Images_cinema/Pourpaquesoualatrinita2.jpg


Les faux Terence Hill et Bud Spencer à l'oeuvre dans Pour Pâques ou à la Trinita !
(image: asso.machiavelli.free.fr)


Avec Pour Pâques ou à la Trinita, les distributeurs font encore plus fort. Non seulement il ne s'agit pas d'un western-spaghetti, mais, en plus, Terence Hill et Bud Spencer manquent à l'appel ! Le spectateur à la vue basse peut toutefois s'y méprendre car les deux acteurs principaux de ce long métrage (Michael Coby et Paul Smith), comme on peut le voir sur l'affiche, sont dotés d'une vague ressemblance avec le blond aux yeux bleus et le gros barbu, une ressemblance évidemment voulue. Si ça, c'est pas un tour de vieux grigou !

Le vieux grigou en question, c'est le réalisateur italien Giuliano Carnimeo, né en 1932 et surtout connu pour des westerns-spaghettis assez réussis qu'il signa sous le pseudonyme d'Anthony Ascott. Parmi ceux-ci, citons Le moment de tuer (1968) avec l'acteur d'origine uruguayenne George Hilton, et Ringo cherche une place pour mourir (1968) avec l'américain Jeffrey Hunter (déjà rencontré chez John Ford) et la française Pascale Petit.

http://www.thewildeye.co.uk/blog/wp-content/uploads/find-a-place-to-die.jpg

Jeffrey Hunter et Pascale Petit dans Ringo cherche une place pour mourir (Ascott, 1968)
(image: www.thewildeye.co.uk)

 

C'est toutefois avec les aventures de Sartana (voir Sartana, si ton bras gauche te gêne, coupe-le !) que Giuliano Carnimeo s'imposera vraiment comme un bon faiseur de westerns à l'italienne. Gianni Garko jouera par trois fois Sartana devant la caméra de Carnimeo : on retrouvera l'acteur d'origine yougoslave dans Le fossoyeur (1969), Bonnes funérailles, ami, Sartana paiera (1970) et Une trainée de poudre, les pistoleros arrivent (1970). George Hilton, quant à lui, revêtira le costume noir de Sartana dans un film intitulé "intelligemment" Django arrive, préparez vos cercueils (1970) toujours du même Carnimeo. Ce dernier fera à nouveau appel à Gianni Garko dans Quand les colts fument, on l'appelle Cimetière (1971) et On l'appelle Spirito Santo (1972), puis reprendra George Hilton (c'est beau la fidélité !) dans On m'appelle Alléluia (1972) et Alléluia défie l'Ouest (1972), westerns qui versent déjà dans le comique un peu lourdingue.

http://www.encyclocine.com/films/en14557.jpg


Gianni Garko incarne Sartana dans Le fossoyeur (Ascott, 1969)
(image: www.encyclocine.com)


Giuliano Carnimeo s'essaiera à d'autres genres, notamment le film d'aventures parodique avec le duo Michael Coby et Paul L. Smith, succédanés de Terence Hill et Bud Spencer (Trinita, connais pas ! en 1975 et Pour Pâques ou à la Trinita donc, le giallo (Rendez-vous de Satan en 1972 avec Edwige Fenech et George Hilton), le mélodrame à connotation érotique (J'aime un homme en 1974 avec, à nouveau, la torride Edwige Fenech), la sexy-comédie (La championne du collège en 1979 avec Nadia Cassini et les éternels Lino Banfi et Alvaro Vitali, Les péquenots/Une fille vachement sympa en 1980 avec Nadia Cassini encore, La vamp du bahut en 1981 avec Carmen Russo), les sous-Mad Max craignos (Les exterminateurs de l'an 3000 en 1983) et le film d'horreur miteux (Ratman en 1988, où le vilain s'avère un croquignolesque homme-rat nain !).

 

Les premières minutes des Rendez-vous de Satan (Carnimeo, 1972)

 

Pour Pâques ou à la Trinita, l'histoire : Deux petits aventuriers fuient en Amazonie les dettes et la police. Là, ils sont sollicités par un trafiquant pour convoyer des diamants en Europe. Les voilà lancés dans une aventure palpitante, je ne vous dis que ça ! Mais, au fait, où c'est qu'il est Trinita ? Hi hi hi !

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Paul Smith et Michael Coby dans Si ce n'est toi, c'est donc ton frère (Baldi, 1974)
(image: cinema.de)

 

Paul S. Smith, qui joue ici un Bud Spencer du pauvre, est né en 1939. De son vrai nom Anam Eden et d'origine israélienne, il débuta sur grand écran avec un rôle non crédité dans Exodus (1960), l'épopée signée Otto Preminger avec Paul Newman et Eva Marie-Saint en vedettes. Dans les années 70, on le repère dans des westerns-spaghettis comme Mon nom est Trinita (c'est une manie décidément !) (Baldi, 1973), Si ce n'est toi, c'est donc ton frère (Baldi, 1974) et Trinita, nous voilà ! (ah non, y'en a marre !) (Parolini, alias Kramer, 1975), trois films où il est acoquiné avec Michael Coby qui, lui, s'est fait la trombine de Terence Hill. Né en 1943, Michael Coby, de son vrai nom Antonio Cantafora, s'était déjà fait repérer, tout seul comme un grand, dans un bon western-spaghetti (Et le vent apporta la violence, Margheriti, alias Dawson, 1969) et dans un joyau du décamérotique (Ton diable dans mon enfer, Albertini, 1973).

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Autre "Trinita" pour le tandem Coby-Smith
(image: www.encyclocine.com)


Après 1975, les chemins des deux hommes se sépareront. On retrouvera Paul S. Smith, ceinture noire en taekwondo quand même, dans un sous Bruce Lee (Le Tigre sort ses griffes, J. Shaw, 1976, avec Bruce... Li... eh oui...) et dans le célèbre Midnight Express (Parker, 1978) où il joue l'ordure qui fait office de gardien-chef de prison turque et qui se fait tuer à la fin par le "héros" (Brad Davis). C'est Paul Smith qui, par ailleurs, interprète le personnage de Brutus dans Popeye (Altman, 1980) aux côtés de Robin Williams/Popeye et Shelley Duvall/Olive. Paul Smith est également aux génériques de films plus ou moins célèbres comme Le sadique à la tronçonneuse (Piquer-Simon, 1982), Les guerriers de la jungle (Von Theumer, 1983) avec la fabuleuse Sybil Danning, Dune (Lynch, 1984) (il est le neveu du baron Harkonnen), Le retour du Chinois (Glickenhaus, 1985) avec Jackie Chan, Kalidor, la légende du talisman (Fleischer, 1985) (en faire-valoir comique de Schwarzy), Mort sur le gril (Raimi, 1985), Nuit de noces chez les fantômes (G. Wilder, 1986), SAS l'oeil de la veuve (McLaglen, 1989) ou bien encore Maverick (Donner, 1994), où il côtoie Jodie Foster et Mel Gibson. 

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Paul Smith face à Mel Gibson dans Maverick (Donner, 1994)
(image: www.hotflick.net)


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Jeudi 24 mai 2012 4 24 /05 /Mai /2012 23:38

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Monique Mélinand dans Le sang à la tête (Grangier, 1956)



MONIQUE MÉLINAND (1916-2012)


La comédienne française Monique Mélinand, qui fut la compagne de Louis Jouvet jusqu’à la mort du grand acteur en 1951, s’est éteinte le 16 mai 2012 à l’âge de 96 ans.


C’est à l’âge de vingt ans que Monique Mélinand avait poussé la porte du Théâtre de l'Athénée où officiait Louis Jouvet. Retenue après une audition convaincante, elle entama une très longue carrière théâtrale, dont quatorze années passées auprès du « patron », et ne quitta la scène qu’à la toute fin des années 1990. Pour le cinéma, Monique Mélinand tourna dans une soixantaine de films en débutant véritablement dans Entrée des artistes (M. Allégret, 1938) où, élève – justement –  de Jouvet, elle figure à ce titre dans sa classe de théâtre.

 

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Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 11:29

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CHASSE-CROISE SUR UNE LAME DE RASOIR

Titre original : Passi di danza su una lama di rasoio

 

Un film italo-espagnol de Maurizio PRADEAUX (1973)

 

Avec: Robert Hoffmann, Nieves Navarro (alias Susan Scott), George Martin, Anuska Borova

 

Avec un titre comme ça, les plus finauds d'entre vous auront deviné que Chassé-croisé sur une lame de rasoir entre dans la catégorie du giallo. Pour les nouveaux visiteurs, les retardataires et les amnésiques, rappelons que le giallo est un genre typiquement italien qui fit florès à la fin des années 60 et au début des années 70. Sorte de thriller, le giallo met l'accent sur les actes criminels eux-mêmes, plutôt que sur la résolution d'une intrigue qui passe au second plan et qui s'avère parfois d'un intérêt limité. Tout est dans le rituel de mise à mort de jeunes femmes le plus souvent en tenue légère... pour la plus grande satisfaction du cinéphile exigeant. Généralement ganté de noir, l'assassin, quant à lui, a le souffle lourd, voire épais, et manipule avec dextérité - et un certain plaisir sadique il faut bien le dire - un instrument contendant : rasoir, mais aussi couteau, scalpel, voire perceuse ou scie sauteuse, pour les plus artistes...

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Scène typique du giallo. Ici, un hommage au genre par François Gaillard
et Christophe Robin, réalisateurs de Blackaria (2009)


Le "giallo" désignait à l'origine une collection de romans policiers populaires à la couverture jaune (giallo en italien) ; il a naturellement été appliqué au genre cinématographique qui en a découlé. Le Film du jour a déjà mis à l'honneur ce type de film avec Mais... qu'avez-vous fait à Solange ? (Dallamano, 1972), La mort a pondu un oeuf (Questi, 1967), La trancheuse infernale (Tessari, 1974), Nue pour l'assassin (Bianchi, 1975) et Les salopes vont en enfer (Fulci, 1971). Et, rassurez-vous, ce n'est pas fini...

 

Chassé-croisé sur une lame de rasoir (on imagine avec effroi le résultat de la manoeuvre...) est la première incursion de son réalisateur, Maurizio Pradeaux, sur les terres du giallo. Il y reviendra quatre ans plus tard avec Passi di morte perduti nel buio (1977), apparemment non diffusé en France sous quelque forme que ce soit. On doit aussi à Maurizio Pradeaux un western-spaghetti (Ramon le Mexicain, 1966), un film de casse parodique (Un casse pour des clous, 1967) et un film de guerre (Les léopards de Churchill, 1970). Au générique de ce dernier long métrage, l'américain Richard Harrison, bien connu des amateurs de péplums et de westerns-spaghettis, l'allemand Klaus Kinski (que l'on ne présente plus) et l'italien Giacomo Rossi-Stuart qui n'est autre que le père de l'acteur Kim Rossi-Stuart (héros des Karaté Warrior de la fin des années 80, tête d'affiche en 2005 de Romanzo Criminale de Michele Placido et réalisateur en 2006 de l'excellent Libero).

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Nieves Navarro ouvre l'oeil dans Chassé-croisé sur une lame de rasoir

 

Chassé-croisé sur une lame de rasoir, l'histoire : Kitty attend son petit ami. Pour patienter, elle zyeute le voisinage à travers une longue-vue touristique qui passait par là. Et que voit-elle ? Je vous le donne en mille : elle aperçoit le meurtre brutal d'une jeune femme. Elle n'a malheureusement pas le temps de distinguer le visage de l'assassin. Et voilà qu'arrive Alberto, le copain de Kitty, complètement essoufflé et boitillant (bizarre, bizarre...). "Kèk t'as vu Kitty ?", qu'il lui dit à la Kitty... Lorsque les témoins du meurtre se mettent à passer de vie à trépas les uns après les autres, Kitty commence à paniquer et à craindre pour son matricule... d'autant que, coïncidence troublante, la police pense que le tueur boite bas !

 

http://angelika.zaweb.cz/herci/robert-hoffmann/velke/01-robert-hoffmann.jpg


Robert Hoffmann
(image: angelika.zaweb.cz)

 

Né à Salzburg (comme Mozart) en 1939, l'autrichien Robert Hoffmann est un acteur récurrent du giallo. Certes, il n'a pas joué dans les meilleurs d'entre eux - sans doute à cause de son physique de blondinet un peu fade. Mais, outre dans Chassé-croisé sur une lame de rasoir où il interprète Alberto, le suspect n°1, l'amateur du genre l'aura repéré dans Le tueur frappe trois fois (Dallamano, 1968), Perversion (De Martino, 1969) où il se glisse entre Dorothy Malone et Romina Power, Le manoir aux filles (Brescia, 1972) avec Irina Demick, ou encore Spasmo (Lenzi, 1974) aux côtés de la belle Suzy Kendall, héroïne giallesque par excellence puisque déjà au générique de L'oiseau au plumage de cristal (1969) de Dario Argento.


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Robert Hoffmann dans Spasmo (Lenzi, 1974)


Robert Hoffmann avait débuté au cinéma en endossant le costume du Chevalier de Lorraine dans Angélique, marquise des Anges (Borderie, 1964) et Merveilleuse Angélique (Borderie, 1964), deux films que les fans de Michèle Mercier ne se lassent pas de voir et de revoir... Sa prestation en Robinson Crusoé dans une série TV des années 60 lui avait aussi apporté une certaine notoriété. Sur grand écran, Robert Hoffmann accéda aux premiers rôles dans Lutring... réveille-toi et meurs (Lizzani, 1966),où il partage l'affiche avec Gian Maria Volonte, puis dans Comment j'ai appris à aimer les femmes (Salce, 1966) où il est entouré du gratin des beautés féminines de l'époque : Michèle Mercier, Nadja Tiller, Elsa Martinelli, Anita Ekberg et Romina Power. L'acteur donna aussi la réplique à Danielle Darrieux dans 24 heures de la vie d'une femme (Delouche, 1967), adaptation assez réussie du célèbre roman de Stefan Zweig, et participa à l'aventure du Dernier des Romains (1967), péplum réalisé par le vétéran Robert Siodmak avec Laurence Harvey, la sculpturale Sylva Koscina (voir le Film du jour n°114) et Honor Blackman, l'actrice qui précéda Diana Rigg dans la série TV britannique "Chapeau melon et bottes de cuir".

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Robert Hoffmann et Danielle Darrieux dans 24 heures de la vie d'une femme (Delouche, 1967)
(image: toutlecine.com)

 

Parmi les autres films joués par Robert Hoffmann, citons - c'aurait été trop bête de l'oublier... - La vie sexuelle de Don Juan (Brascia, 1970) avec, côté casting féminin, les sublimes Barbara Bouchet et Edwige Fenech ainsi que la fameuse princesse rebelle Ira de Fürstenberg. L'oeil attentif saura également repérer le bonhomme en affreux Allemand dans Le vieux fusil (Enrico, 1976). Robert Hoffmann trimbale aussi sa silhouette dans Brigade mondaine: la secte de Marrakech (Matalon, 1979), Le commando de Sa Majesté (Mc Laglen, 1980) au milieu des vétérans Roger Moore, Gregory Peck et David Niven, et La dernière cible (C. Pinoteau, 1984) avec Lino Ventura. Ce dernier film reste à ce jour la dernière apparition de Robert Hoffmann dans un long métrage sorti sur les écrans français.

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Edwige Fenech et Robert Hoffmann dans La vie sexuelle de Don Juan (Brascia, 1970)
(image: ivid.it)

 

Ci-dessous, la bande-annonce (en allemand) de Chassé-croisé sur une lame de rasoir :

 

 

Par lefilmdujour - Publié dans : Titres abscons - Communauté : LA DERNIERE SEANCE
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Vendredi 18 mai 2012 5 18 /05 /Mai /2012 14:46

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DONNA SUMMER (1948-2012)

 

Donna Summer, la grande prêtresse du disco et la seule diva inoxydable de ce genre musical, est décédée le 17 mai 2012 d'un cancer du poumon à l'âge de 63 ans. Propulsée en 1975 au firmament des chanteuses sachant exprimer vocalement  les jouissances de l'amour physique avec le tube interplanétaire "Love to love you baby", Donna Summer, née LaDonna Andrea Gaines le 31 décembre 1948, avait su, en quelques années, enchaîner les succès discographiques sous la houlette de Pete Bellotte et Giorgio Moroder : "I feel love", "I need you", "Could it be magic", "Hot Stuff", "Bad Girls", etc.

 

Si les blogs du Film du jour et de Claps de fin rendent un hommage mérité à Donna Summer, c'est que la belle alla jusqu'à traîner ses guêtres dans un long métrage de cinéma. Un film aujourd'hui oublié par tous, à l'exception notable des nostalgiques vieillissants de boules à facettes, de lumières psychédéliques, de maxi-45 tours et de rythme martelé à la grosse caisse à 120 battements à la minute. Toujours est-il que Dieu merci, c'est vendredi ! est le seul long métrage où le fan enamouré peut admirer la grande prêtresse du disco dans ses oeuvres.  Elle y joue le rôle de Nicole, une jeune femme qui compte bien saisir l'occasion d'un radio-crochet organisé par une boîte de nuit pour devenir une star du disco. Donna Summer y interprète d'ailleurs le tube "Last Dance" qui décrocha l'Oscar 1979 de la meilleure chanson originale !

 

 

 
Par lefilmdujour
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Mardi 15 mai 2012 2 15 /05 /Mai /2012 23:07

Film-du-jour-n-172.jpg
DIEU MERCI, C'EST VENDREDI !

Titre original: Thank God, It's Friday

 

Un film américain de Robert KLANE (1978)

 

Avec: Valerie Landsburg, Terri Nunn, Chick Vennera, Donna Summer, Jeff Goldblum

 

Qui se souvient que Donna Summer, l'interprète inoubliable de "Love to love you, baby", "I feel love", "I need you", Could it be magic", "Hot Stuff" et "Bad Girls", alla jusqu'à traîner ses guêtres dans un long métrage de cinéma ? Pas grand-monde, si ce n'est les nostalgiques vieillissants de boules à facettes, de lumières psychédéliques, de maxi-45 tours et de rythme martelé à la grosse caisse à 120 battements à la minute. Toujours est-il que Dieu merci, c'est vendredi ! est le seul long métrage de cinéma où le fan enamouré peut admirer la grande prêtresse du disco dans ses oeuvres. Malheureusement, Donna Summer est décédée le 17 mai 2012 à l'âge de 63 ans des suites d'un cancer.

Donna_Summer.jpg

Si le film a sombré dans un oubli général mérité,Thank God it's Friday rafla quand même  l'Oscar 1979 de la meilleure chanson originale, décerné pour le tube "Last Dance" que l'on entend encore régulièrement sur les ondes. Le Film du jour est fier de préciser qu'il possède le double album original de la BO de Dieu merci c'est vendredi !, avec, à l'intérieur et en bonus, un maxi-45 tours à une seule face (si, c'est possible !) sur lequel Donna Summer interprète une version de "Je t'aime (moi non plus)" ! Oui, vous avez deviné, l'auteur de ces lignes était né en 1978... A l'époque, il était moche, avec la moustache mitée et la tronche couverte de boutons... Bon, ça s'est guère amélioré depuis...

Thank-God-Its-Fri-.jpg

A l'exception de Donna Summer et des Commodores, Dieu merci, c'est vendredi ! ne compte guère de célébrités internationales au générique. On y découvre quand même des têtes destinées à un succès ultérieur comme Jeff Goldblum, alors âgé de seulement 26 ans. L'acteur deviendra mondialement célèbre en interprétant La mouche (1986) de David Cronenberg aux côtés de Geena Davis, qui fut son épouse de 1987 à 1990. On déniche aussi, aux détours de quelques scènes, Debra Winger, 23 ans au compteur à l'époque. L'actrice accéda à la notoriété quelques années plus tard avec ses rôles dans Officier et gentleman (Hackford, 1982) et Tendres passions (J. Brooks, 1983).

 

I adore Jeff Goldblum.


Jeff Goldblum dans Dieu merci, c'est vendredi ! 



Dieu merci, c'est vendredi !
l'histoire
: C'est vendredi (on s'en doute, vu le titre !). Tout un chacun se fait tout beau, toute belle pour passer la soirée et la nuit sur la piste de la discothèque en vogue. Les Commodores (dont Lionel Richie, membre du groupe à l'époque) doivent y donner un concert. Nicole compte bien saisir l'occasion pour devenir une star du disco (et ça va marcher... pfff, c'est normal, c'est Donna Summer...). D'autres espèrent gagner le concours de danse prévu ce soir-là, d'autres encore vont tenter de glisser un peu de piment dans leur relation conjugale... Pour d'autres renseignements, lire les détails sur l'affiche !

 

La vogue du disco, dont la meilleure période s'étend de 1975 à 1979, n'a pas épargné le cinéma. Pour le meilleur et, surtout, pour le pire ! Certes, La fièvre du samedi soir (Badham, 1978) est un film qui se laisse encore voir : le réalisateur connaît son métier, John Travolta, avec 30 kilos de moins, s'en sort pas mal, et il faut être particulièrement bégueule pour ne pas apprécier les chansons des Bee Gees. Mais le reste de la production cinématographique dédiée au disco oscille entre l'atroce et le ringard... absolus. A cet égard, deux films, sortis sur les écrans français, remportent le pompon haut la main ! En matière de dommages collatéraux, ils ont même réussi à saborder définitivement les carrières de leurs acteurs principaux.

 

 

Olivia Newton-John chante le titre-phare de Xanadu sur une musique d'Electric Light Orchestra

 


Le premier, répondant au doux nom de Xanadu (Greenwald, 1980), narre l'histoire de l'une des neuf muses descendue sur terre pour inspirer à un jeune musicien l'idée de bâtir un temple à la gloire du disco... avec une piste pour patins à roulettes s'il vous plaît... On se demande comment un producteur a pu débourser des millions de dollars sur un sujet aussi débile, d'autant que les deux acteurs principaux (Olivia Newton-John et Michael Beck) ont toutes les peines à tenir debout sur lesdits patins. Ajoutez à ça un Gene Kelly de 68 ans (ce fut son dernier film sur grand écran...) et vous obtenez un long métrage à peine regardable : on se sent obligé de détourner pudiquement les yeux au moment où le grand danseur qu'était Gene Kelly monte sur les patins à roulettes, de peur de voir sa moumoute tomber par terre au moindre geste brusque un peu malencontreux...


La bande-originale de Xanadu : avec Gene Kelly !



Autant dire que la carrière cinématographique d'Olivia Newton-John, pourtant portée au firmament deux ans plus tôt avec Grease (Kleiser, 1978), tourna court et la belle dut se tourner vers la télévision. Quant au beau Michael Beck, repéré en chef de bande dans Les guerriers de la nuit (W. Hill, 1979), il dut remballer ses espoirs et se cantonner par la suite à la TV et aux films de série B à petit budget. "Avec Les guerriers de la nuit, j'avais vu les portes d'Hollywood s'ouvrir en grand, précisa-t-il plus tard. Xanadu me les a fermées à jamais !".


Enfin, tout ça n'est que de la roupie de sansonnet à côté de Rien n'arrête la musique (Walker, 1980), plus connu sous son titre américain Can't Stop the Music... Le seul film avec les merveilleux Village People ! Nous y suivons le héros, futur génie du disco, qui, en compagnie de sa colocataire, monte de toutes pièces un groupe formé de six messieurs tous habillés d'un uniforme différent. Après quelques avanies, le groupe accédera au succès mondial ! Toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existé... etc., etc. etc.


La bande-annonce de Rien n'arrête la musique : y a pas à dire, ça donne envie !



Le résultat dépasse tout ce que l'amateur de nanar peut espérer : tout est mal filmé, tous les décors sont de mauvais goût, tous les dialogues sont prononcés sur un ton hystérique, toutes les chansons sont à vomir (excepté YMCA qui est le seul tube chanté par les Village People dans le film). Pour ceux qui avaient encore des doutes sur le type de public visé initialement par les inventeurs du groupe, la scène où est chanté YMCA les rassurera au plus haut point : tout est filmé dans les vestiaires masculins et dans la salle d'entraînement d'une vraie YMCA avec gros plans sur des musculatures avantageuses et des fessiers galbés, virées sous la douche, ralentis et zooms sur des corps en plein effort et des grands écarts au trampoline...



YMCA dans le texte !



A l'affiche, Steve Guttenberg, qui réussira quand même à se refaire une seconde jeunesse quatre ans plus tard avec la série (tout aussi débile) des Police Academy, et Valérie Perrine, pourtant détentrice en 1974 d'une nomination à l'Oscar de la meilleure actrice pour son rôle aux côtés de Dustin Hoffman dans l'excellent Lenny de Bob Fosse. Dans Rien n'arrête la musique, elle est très mauvaise et, par la suite, on la reverra assez peu au cinéma. Rajoutez à cette tambouille, et dans un rôle principal, le champion olympique du décathlon aux Jeux Olympiques de Montréal en 1976 (Bruce Jenner, qui passe, en un seul plan de coupe, du statut de jeune homme coincé, habillé d'un costume trois pièces gris souris, à celui de jeune déluré décomplexé vêtu d'un minishort moule-burnes en jeans et d'un t-shirt rikiki dévoilant des abdos en tablette de chocolat), et vous avez là un spectacle de haute volée !

 

Quant à Nancy Walker, la réalisatrice de ce "monument' décédée en 1992, ce fut son premier et dernier film pour le grand écran. "Cette actrice à moitié célèbre faisait des pubs télé pour des serviettes en papier et, à part quelques épisodes de sitcoms, n'avait jamais rien réalisé de sa vie... Autant confier Star Wars à la mère Denis", précise François Kahn, dans L'encyclopédie du cinéma ringard... On ne saurait mieux dire !

 

 

Par lefilmdujour - Publié dans : Titres étranges - Communauté : LA DERNIERE SEANCE
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